Publié le 9 mai 2018 par ylia dans la rubrique Recherche - 18 016 vues

LA RECHERCHE « EN MARCHE » POUR LA MEDECINE PHYSIQUE ET DE READAPTATION

Améliorer la récupération motrice des personnes ayant subi un AVC, en participant à une étude de recherche clinique,  est un des  objectifs du Docteur POL-ROUX et de  son équipe du service de médecine physique et de réadaptation.

Aujourd’hui, l’AVC est la première cause de handicap sévère chez l’adulte. Le déficit neurologique séquellaire entraîne une altération de la qualité de vie des patients. Une rééducation spécifique est donc nécessaire afin de favoriser le plus rapidement possible la réorganisation fonctionnelle.

« Actuellement, les exercices de rééducation sont réalisés en ‘simple tâche’ », explique le Docteur POL-ROUX ; «  c’est-à-dire qu’aucune tâche cognitive n’interfère avec les exercices proposés par le kinésithérapeute ».  L’objet de l’étude, qui a été promue grâce à la délégation à la recherche clinique et à l’innovation du CHU d’Amiens-Picardie sous l’initiative du Docteur Sophie TASSEEL-PONCHE, vise quant à lui à agrandir le « spectre » de cette rééducation vers un modèle dit « multitâches », avec des épreuves relevant de la sphère cognitive intégrées de manière simultanée avec les exercices proposés par le kinésithérapeute.

Par exemple, lors d’un exercice de marche, le patient devra aussi réaliser des exercices de calcul ou impliquant le langage en même temps.

Cette étude, tout juste débutée (3 patients sous ce protocole au CHICN à ce jour), cherche à évaluer l’intérêt  du « multitâches » par rapport au protocole classique de rééducation.

Pour les besoins de cette étude, tout le service a préalablement dû se former à ce nouveau protocole. « L’investissement de chacune et chacun est très important (kinésithérapeute, neuropsychologue) !  C’est grâce à l’implication de toute l’équipe de rééducation et la recherche clinique qu’aujourd’hui  nous avons la possibilité de réaliser cette recherche », ajoute le Docteur POL-ROUX.

D’une durée de trente mois, ce projet est également mené dans dix autres centres et nécessite 300 patients afin de pouvoir valider ses résultats.

Si les résultats de l’étude sont positifs, ils pourraient faire évoluer les pratiques quotidiennes des professionnels de santé et surtout améliorer les progrès des patients en rééducation.


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